En bref
- Une étude de marché ne sert pas à prouver que « le marché de l’optique se porte bien ». Elle doit montrer qu’un magasin précis peut trouver sa place dans une zone précise.
- Commencez par définir votre concept, votre clientèle et votre périmètre géographique. Les chiffres nationaux ne remplacent jamais l’analyse locale.
- Croisez plusieurs sources : données démographiques de l’Insee, entreprises du répertoire Sirene, professionnels enregistrés dans l’Annuaire Santé, comptes publiés sur DATA INPI et observations de terrain.
- Distinguez le nombre de concurrents de leur positionnement. Deux magasins voisins ne s’adressent pas nécessairement aux mêmes clients, tandis qu’une enseigne plus éloignée peut être un concurrent direct.
- Le dispositif 100 % Santé impose des prix limites de vente pour la classe A. Il ne fixe pas votre marge : celle-ci dépend aussi de vos coûts d’achat et de votre mix de ventes.
- Le tiers payant doit être étudié comme deux circuits distincts : l’Assurance Maladie obligatoire d’un côté, les organismes complémentaires et leurs plateformes de l’autre.
- Le livrable final doit déboucher sur des hypothèses chiffrables : fréquentation, transformation, panier par famille, mix produits, stock, délais d’encaissement et besoin de financement.
Une étude de marché d’opticien ne se résume pas à compter les magasins dans un rayon de cinq kilomètres. Elle doit répondre à une question plus exigeante : pourquoi des clients choisiraient-ils votre magasin, dans cette zone, avec ce concept et à ce niveau de prix ?
C’est le pont entre votre idée et votre prévisionnel financier. Sans elle, le chiffre d’affaires projeté repose sur une intuition. Avec elle, chaque hypothèse peut être reliée à une donnée, une observation ou un test.
Cet article présente la méthode. Les montants d’investissement, l’apport et les solutions de financement sont détaillés séparément dans notre guide sur le budget pour ouvrir un magasin d’optique.
Étape 2 sur 5 — Business plan opticien : la méthode complète
← Étape 1 : Cadrer le projet avant les chiffres · Étape 3 : Analyser la clientèle et la concurrence →
Série « Construire le business plan d’un magasin d’optique » — étape 2 sur 5
Que faut-il définir avant de mesurer le marché ?
On ne peut pas étudier un marché sans savoir quelle offre on cherche à y installer. « Ouvrir un magasin d’optique » reste trop vague pour délimiter une clientèle ou comparer des concurrents.
Commencez par écrire une fiche de concept d’une page :
- création, reprise ou ouverture d’un second point de vente ;
- indépendant, coopérative, groupement ou franchise ;
- emplacement envisagé : centre-ville, quartier, centre commercial ou périphérie ;
- clientèle prioritaire ;
- familles de produits et services réellement proposées ;
- niveau de gamme et expérience souhaitée ;
- équipe prévue à l’ouverture ;
- place du tiers payant et des réseaux de soins dans le modèle ;
- avantage que le client doit percevoir par rapport aux solutions existantes.
Votre concept n’est pas encore une conclusion. L’étude peut le confirmer, le modifier ou l’invalider. C’est précisément son utilité.
Que faut-il retenir du cadre national (100 % Santé, réseaux, tiers payant) ?
Les données nationales donnent le contexte et les contraintes communes. Elles ne permettent pas, seules, de conclure qu’un nouvel établissement sera viable.
Le 100 % Santé structure l’offre, mais ne détermine pas votre rentabilité
Pour l’optique, les équipements de classe A relèvent du panier 100 % Santé. Les prix sont encadrés par des prix limites de vente, exprimés TTC : la monture de classe A, adulte comme enfant, est plafonnée à 30,00 € TTC (codes LPP 2222124 et 2254242, tarif de responsabilité de 9,00 €), tandis que les plafonds applicables aux verres dépendent de la correction. La classe B demeure à prix libres. Un prix limite de vente est un plafond, pas un prix imposé.
En 2024, 20,4 % des équipements optiques complets délivrés comprenaient au moins un élément du panier 100 % Santé. Le dénominateur compte : l’indicateur rapporte ces équipements à l’ensemble des équipements complets, et il inclut les équipements entièrement en classe A comme les équipements panachés comportant au moins un élément A. Il ne doit donc pas être présenté comme la part des paniers intégralement en classe A. La donnée provient du rapport d’évaluation des politiques de sécurité sociale, à partir du SNDS.
Pour l’étude de marché, cette réglementation conduit à distinguer au moins :
- les équipements entièrement en classe A ;
- les équipements panachés ;
- les équipements entièrement en classe B.
Elle ne permet pas d’affirmer que la « marge est encadrée ». Le texte encadre le prix de vente des produits de classe A ; la marge du magasin dépend également du prix d’achat, des remises, des bonifications éventuelles et des coûts associés à la vente.
Les règles détaillées et les nomenclatures doivent être vérifiées dans la Liste des produits et prestations sur Légifrance et dans les documents officiels de l’Assurance Maladie. Une étude de marché doit dater ses données : une hypothèse réglementaire non datée devient rapidement inutilisable.
Les réseaux de soins influencent l’accès au magasin et les conditions commerciales
Les organismes complémentaires d’assurance maladie peuvent orienter leurs adhérents vers des réseaux partenaires. L’adhésion à un réseau peut influer sur le flux de clients, les modalités de tiers payant, les produits proposés et les engagements tarifaires.
Pour chaque réseau pertinent, vérifiez les conditions d’adhésion, les engagements tarifaires et qualitatifs, les modalités de facturation, le coût administratif et la possibilité réelle de le rejoindre. Tant que l’adhésion n’est pas confirmée, présentez-la comme un scénario.
Le tiers payant comporte plusieurs circuits
Une vente peut produire un reste à charge payé par le client, une créance sur l’Assurance Maladie obligatoire et une créance sur un organisme complémentaire ou sa plateforme. Ces flux n’ont ni le même débiteur, ni le même traitement, ni nécessairement le même délai.
La convention nationale des opticiens encadre notamment les échanges avec l’Assurance Maladie. Les modalités des organismes complémentaires dépendent, elles, des conventions et plateformes concernées.
Dans l’étude de marché, ne retenez donc pas un délai global présenté comme une norme sectorielle. Recueillez séparément :
- le circuit de la part obligatoire ;
- le circuit de la part complémentaire ;
- les délais annoncés ou observés ;
- les principaux motifs de rejet ;
- le temps nécessaire à leur régularisation.
Ces informations seront ensuite traduites dans le plan de trésorerie. À ce stade, l’objectif est d’identifier les circuits et les risques, pas d’inventer une moyenne.
Quelle zone de chalandise retenir pour un magasin d’optique ?
La zone de chalandise représente le territoire dans lequel le magasin peut raisonnablement attirer sa clientèle. Elle ne correspond pas automatiquement à un cercle tracé autour du local.
Sa forme dépend des temps de trajet, des transports, des coupures urbaines, des habitudes commerciales et des pôles d’attraction. Une voie rapide, une rivière, une gare, un centre commercial ou un parking peuvent compter davantage que la distance à vol d’oiseau.
Travailler en temps de trajet
Construisez plusieurs zones plutôt qu’un rayon unique :
- une zone proche, dont les habitants accèdent très facilement au magasin ;
- une zone intermédiaire, dans laquelle le choix entre plusieurs pôles est possible ;
- une zone élargie, pertinente seulement si votre offre justifie le déplacement.
Les temps retenus doivent être adaptés au territoire et testés sur le terrain. Il n’existe pas de durée universelle valable pour tous les magasins d’optique.
Pour une reprise, demandez au cédant une cartographie déjà agrégée de l’origine de ses clients, établie sur des zones assez larges pour qu’aucune personne ne puisse être réidentifiée, et sans transmission des adresses individuelles : elle révèle la zone réellement captée par le point de vente sans vous faire manipuler de données personnelles. Tout accès à des données nominatives, lui, doit être encadré au préalable — finalité, base légale, sécurité, information des personnes. Pour une création, croisez cartographie, temps de trajet et origine des visiteurs des commerces voisins lorsque cette information est disponible.
Décrire la population utile, pas seulement la population totale
L’Insee publie des données à la commune et à l’IRIS, échelle infra-communale utile dans les zones urbaines. Selon le projet, examinez :
- population résidente et évolution ;
- structure par âge ;
- composition des ménages ;
- revenus disponibles et niveaux de vie ;
- emploi et catégories socioprofessionnelles ;
- mobilité domicile-travail ;
- construction de logements et évolution du quartier.
Ne sélectionnez pas uniquement les chiffres favorables. Une population croissante peut s’accompagner d’une offre commerciale déjà dense. Un revenu médian élevé ne garantit pas un panier élevé si les habitants travaillent et consomment dans une autre commune.
Chaque donnée doit conduire à une conséquence testable. Exemple : si votre concept vise les familles, la part des ménages avec enfants ne devient utile qu’une fois rapprochée des établissements scolaires, des flux, de la concurrence et de votre offre pédiatrique.
Observer les flux et l’accessibilité
Le nombre d’habitants ne mesure pas le passage devant une vitrine. Visitez l’emplacement à plusieurs moments : semaine, samedi, matin, midi et fin de journée. Notez les flux piétons et automobiles, le sens de circulation, la visibilité, le stationnement, les transports et les générateurs de passage.
Un comptage manuel vaut mieux qu’une impression prise lors d’une seule visite. Conservez la date, la durée et les conditions du relevé afin de pouvoir le reproduire.
Repérer les prescripteurs et les pôles de santé
Un magasin d'optique ne vit pas seulement du passage : une partie de sa clientèle arrive avec une ordonnance. Recensez donc, dans la zone et à ses abords, les ophtalmologistes, les orthoptistes, les cabinets de groupe, les maisons et centres de santé, ainsi que les services hospitaliers concernés. L'Annuaire Santé permet de les localiser.
Pour chacun, notez ce qui a un effet sur votre activité : la nature de l'exercice, le délai d'obtention d'un rendez-vous tel qu'il est annoncé sur place, la présence d'un opticien déjà installé à proximité immédiate et l'existence d'un centre qui vend lui-même des équipements. Une zone bien pourvue en prescripteurs et pauvre en opticiens n'est pas la même affaire qu'une zone dense en magasins où les délais de rendez-vous sont longs.
Ne construisez aucune hypothèse de chiffre d'affaires sur une orientation de patients : un professionnel de santé ne dirige pas sa patientèle vers un commerce, et rien ne se contractualise sur ce terrain. Ce recensement sert à comprendre les flux de la zone, pas à promettre des clients.
Comment recenser les opticiens déjà installés dans la zone ?
À ce stade, l'objectif est de compter et localiser, pas encore d'analyser. Vous voulez savoir combien de points de vente servent votre zone, où ils sont, et sous quelle forme ils opèrent.
Croisez plusieurs bases :
- l'Annuaire Santé pour les professionnels enregistrés ;
- le répertoire Sirene et l'Annuaire des entreprises pour les établissements actifs ;
- DATA INPI pour les sociétés commerciales ;
- les sites des enseignes et des réseaux ;
- les cartes en ligne, à confirmer par une visite.
Une base peut être en retard, contenir un établissement fermé ou ne pas distinguer le siège d'un point de vente. La vérification sur le terrain évite de bâtir une analyse sur un concurrent qui n'existe plus.
Vous obtenez ainsi une densité : combien d'opticiens pour combien d'habitants, et comment ils se répartissent dans la zone. C'est ce chiffre qui alimente votre étude de marché.
L'étape suivante, elle, ne consiste plus à compter mais à comparer : choisir les trois à cinq concurrents qui comptent vraiment, relever leur positionnement et lire leurs comptes publiés. C'est l'objet de l'étape suivante, analyser sa clientèle et ses concurrents, qui porte seule la grille d'observation.
Comment tester la demande avant d’engager les dépenses ?
Les données publiques décrivent une population et une offre. Elles ne prouvent pas que votre concept sera choisi. Ajoutez des tests directs proportionnés au projet :
- entretiens avec des habitants ou clients correspondant à la cible ;
- échanges structurés avec des professionnels locaux, sans sollicitation irrégulière ni avantage ;
- observation des parcours commerciaux ;
- questionnaire court, avec méthode et taille d’échantillon indiquées ;
- test de messages ou d’offres sans présenter une intention comme une vente acquise ;
- analyse de l’historique client, du stock et des ventes lorsqu’il s’agit d’une reprise.
Évitez les questions qui appellent une réponse positive. Demandez plutôt où la personne s’équipe, pourquoi elle choisit ce magasin et ce qui pourrait la faire changer. Un questionnaire diffusé uniquement à votre entourage ne représente pas la zone : présentez honnêtement ses limites.
Cas particulier : projet avec audioprothèse
L’audioprothèse obéit à un marché, une réglementation, une fiscalité et un parcours de soins différents. Ne transposez pas les hypothèses optiques. Consultez notre page dédiée aux audioprothésistes et le guide ouvrir un centre d’audioprothèse, puis construisez un volet séparé du business plan.
Comment transformer l’étude en hypothèses financières ?
Une bonne étude se termine par des hypothèses. Pour chaque conclusion, indiquez la preuve, la conséquence et la variable financière concernée.
| Constat documenté | Conséquence envisagée | Hypothèse à tester |
|---|---|---|
| Flux limité à certaines heures | Capacité commerciale concentrée | Entrées et ventes par plage horaire |
| Offre concurrente homogène | Possibilité de différenciation | Part de clientèle accessible au concept |
| Réseaux importants dans la zone | Flux potentiel et contraintes | Mix réseau/hors réseau et conditions réelles |
| Population familiale significative | Offre enfant à étudier | Volume, panier et fréquence par segment |
| Reprise avec stock ancien | Trésorerie et dépréciation à examiner | Rotation et valeur nette du stock |
| Part élevée de tiers payant prévue | Créances à financer | Délais AMO et AMC modélisés séparément |
Le chiffre d’affaires sera ensuite construit à partir des jours d’ouverture, de la fréquentation, du taux de transformation, des équipements et du panier par famille, puis recoupé avec la capacité du magasin.
Checklist : le livrable à joindre au business plan
Votre étude de marché doit permettre à un lecteur de retrouver le raisonnement. Le dossier final peut contenir :
- une fiche claire du concept et de la clientèle prioritaire ;
- une carte des zones de chalandise fondée sur les temps de trajet ;
- un tableau démographique avec source, année et périmètre ;
- une carte vérifiée des points de vente ;
- une comparaison factuelle des concurrents directs ;
- une synthèse du cadre 100 % Santé et des réseaux pertinents ;
- les résultats et limites des observations ou entretiens ;
- une matrice opportunités, menaces, forces et faiblesses ;
- trois à cinq hypothèses commerciales reliées au prévisionnel ;
- un registre des sources avec URL, date de consultation et définition de chaque indicateur ;
- les risques susceptibles de faire varier les hypothèses et la façon de les tester.
Le corps du business plan doit expliquer ce que les données changent dans le projet.
Se faire accompagner
L’étude de marché appartient au porteur de projet : vous devez visiter la zone, comprendre les clients et défendre vos choix. Un cabinet d’expertise comptable qui accompagne les opticiens peut ensuite vérifier la traduction financière de vos constats, distinguer les hypothèses des faits et tester leur effet sur la marge, le stock, la TVA et la trésorerie.
Vous avez identifié un emplacement ou une reprise ? Découvrez l’accompagnement à l’ouverture d’un magasin d’optique : nous cadrons les hypothèses avec vous avant de construire le prévisionnel.
Vous préparez une ouverture ? Découvrez notre mission de construction du business plan d’un opticien. Vous exploitez déjà un magasin ? Découvrez notre offre pour les opticiens.
La série en 5 étapes
Vue d'ensemble de la méthode, du contenu du dossier et des livrables : Business plan opticien : la méthode complète.
- Cadrer le projet avant les chiffres
- Réaliser l'étude de marché (vous êtes ici)
- Analyser la clientèle et la concurrence
- Lire les comptes du magasin
- Construire le prévisionnel financier
Sources
Ces sources sont citées en clair : retrouvez-les par leur intitulé sur les sites officiels correspondants.
- DSS — dispositif 100 % Santé en optique, audiologie et dentaire
- Légifrance — convention nationale organisant les rapports entre les opticiens et l’Assurance Maladie
- Légifrance — Liste des produits et prestations remboursables
- Légifrance — décision du 6 mars 2019 fixant les tarifs et les prix limites de vente au public des dispositifs et prestations d’optique médicale
- Insee — bases infracommunales à l’IRIS
- Annuaire Santé
- Annuaire des entreprises
- DATA INPI
Article rédigé par Zouhair Habbach, expert-comptable inscrit au tableau de l’Ordre des experts-comptables, région Paris Île-de-France, fondateur de Capway Finance, cabinet d’expertise comptable qui accompagne les opticiens et les audioprothésistes. Contenu à portée informative générale : il ne remplace pas une analyse adaptée à votre projet.
Questions fréquentes
Comment faire une étude de marché pour un magasin d’optique ?
Définissez d’abord le concept, puis délimitez une zone de chalandise en temps de trajet. Analysez la population avec les données Insee, vérifiez l’offre existante grâce à l’Annuaire Santé, Sirene et une visite terrain, puis testez directement la demande. Chaque constat doit aboutir à une hypothèse utilisable dans le prévisionnel.
Combien de concurrents faut-il analyser ?
Il n’existe pas de nombre réglementaire. Analysez en détail les concurrents qui ciblent réellement la même clientèle, puis cartographiez plus largement les acteurs indirects et substituts. La pertinence du choix compte davantage que la longueur de la liste.
Quelle zone de chalandise retenir pour un opticien ?
Il n’existe pas de rayon universel. Travaillez en temps de trajet et tenez compte des transports, du stationnement, des coupures urbaines, des pôles commerciaux et du caractère distinctif de l’offre. Une reprise permet de comparer cette estimation avec l’origine réelle des clients, sous forme agrégée.
Où trouver les chiffres du marché local de l’optique ?
Utilisez l’Insee pour la population et les revenus, Sirene et l’Annuaire des entreprises pour les établissements, l’Annuaire Santé pour les professionnels enregistrés et DATA INPI pour les comptes non confidentiels. Croisez toujours ces bases avec une vérification terrain et datez chaque source.
Le 100 % Santé représente-t-il 20,4 % des ventes d’optique ?
La donnée officielle 2024 correspond à la part des équipements complets comprenant au moins un élément 100 % Santé parmi l’ensemble des équipements complets délivrés. Elle inclut donc des équipements panachés et ne doit pas être décrite comme la seule part des paniers entièrement en classe A.
Les prix de classe A imposent-ils la marge de l’opticien ?
Non. La réglementation fixe des prix limites de vente pour la classe A — 30,00 € TTC pour la monture, adulte comme enfant : c’est un plafond, pas un prix imposé. La marge dépend aussi du coût d’achat, des remises et des autres coûts du magasin. Il faut donc modéliser le prix et le coût séparément.
Comment intégrer le tiers payant dans l’étude de marché ?
Identifiez séparément la part payée par le client, la créance sur l’Assurance Maladie obligatoire et celle sur l’organisme complémentaire ou sa plateforme. Relevez pour chaque circuit les règles, délais et rejets observables. Leur traduction détaillée appartient ensuite au plan de trésorerie.

Zouhair Habbach
Expert-comptable, fondateur de Capway Finance — le cabinet spécialiste des opticiens et audioprothésistes. Inscrit à l'Ordre des Experts-Comptables de Paris Île-de-France.